Nationalité : Française
Métiers : Chanteur, Auteur-compositeur
Genre principal : Hip-Hop Français
Naissance : 1983
Age : 24 ans
Altermondialiste, anticapitaliste, révolutionnaire : Keny Arkana annonce la couleur ! Son premier clip, « La Rage », diffusé sur Internet au cours de l’été 2006 était déjà placé sous le signe du sous-commandant Marcos. Tout y passe pêle-mêle : la guerre, la misère, le colonialisme de l’Occident, pour un message enragé sans concession.
C’est à Marseille que grandit la jeune femme, dans des conditions sociales très difficiles. Dès 1996, elle commence à rapper, pour un public constitué de ses camarades de foyer. Puis, elle fait ses premières armes dans l’underground, à la Friche de la Belle De Mai. De fil en aiguille, deux collectifs en sont issus : « Mars Patrie » et « Etat Major ». C’est avec ce dernier qu’elle se fait progressivement connaître, au sein de tremplins hip-hop, puis avec la sortie d’un maxi en 2003.
Mais la rappeuse décide à ce moment précis de se lancer en solo, participant à des compilations comme « Talents Fâchés ». Après quelques années de travail, elle peut publier dès 2005 une première mix-tape, « L’Esquisse », suivie en 2006 d’un album : « Entre Ciment Et Belle Etoile ». Encore une fois, il est placé sous le signe de la lutte altermondialiste, et de son slogan principal : « Un autre monde est possible ».
Ok, on a la rage mais c'est pas celle qui fait baver,
Demande à Fab, la vie claque comme une semelle sur les pavés
La rage de voir nos buts entravés, de vivre en travers,la rage gravée depuis bien loin en arrière
La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. PARS !! Imagine un mur et abolis la rage !
Car impossible est cette paix tant voulue,
La rage de voir autant de CRS armés dans nos rues.
La rage de voir ce putain de monde s'autodétruire
Et que ce soit toujours des innocents au centre des tirs,
La rage car c'est l'homme qui a créé chaque mur,
Se barricader de béton, aurait-il peur de la nature ?
La rage car il a oublié qu'il en faisait parti, désharmonie profonde, mais dans quel monde la Colombe est partie ?
La rage d'être autant balafré par les putains de normes,
Et puis la rage, ouais la rage d'avoir la rage depuis qu'on est mort.
Refrain :
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, on pourra plus s'taire ni s'asseoir dorénavant on s'tiendra prêt parce qu'on a la rage, le coeur et la foi !
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, rien ne pourra plus nous arrêter, insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté !
La rage parce qu'on choisit rien et qu'on subit tout le temps
Et vu que leurs chances sont bancales et bien tout équilibre fout le camp
La rage car l'irréparable s'entasse depuis un bout de temps
La rage car qu'est ce qu'on attend pour s'mettre debout et foutre le boucan
La rage c'est tout ce qu'ils nous laissent, t'façon tout ce qui nous reste,
La rage, combien des notres finiront par retourner leur veste !
La rage de vivre et de vivre l'instant présent,
De choisir son futur libre et sans leurs grilles d'oppressants !
La rage, car c'est la merde et que ce monde y adhère,
Et parce que tout leurs champs OGM stérilisent la Terre !
La rage pour qu'un jour l'engrenage soit brisé
Et la rage car trop lisent « Vérité » sur leur écran télévisé.
La rage car ce monde ne nous correspond pas,
Nous nourrissent de faux rêves pour placer leur rempart
La rage car ce monde ne nous correspond pas,
Où Babylone s'engraisse pendant qu'on crève en bas !!
Refrain :
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, on pourra plus s'taire ni s'asseoir dorénavant on s'tiendra prêt parce qu'on a la rage, le coeur et la foi !
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, rien ne pourra plus nous arrêter, insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté !
La rage d'y croire et de faire en sorte que ça bouge,
La rage d'un Chirac, d'un Sharon, d'un Tony Blair ou d'un Bush !
La rage car ce monde voit rouge mais de grisaille entouré
Parce qu'ils n'entendent jamais les cris lorsque le sang coule
La rage car c'est le pire que nous frôlons,
La rage car l'Occident n'a toujours pas hôté sa tenue de colons !
La rage car le mal tape sans cesse trop
Et que ne sont plus mis au goût du jour tant de grands savoirs ancestraux
La rage, trop de mensonges et de secrets gardés les luttes de nos Etats, riche de vérité, pouvoir changer l'humanité
La rage car ils ne veulent pas que ça change,hein
Préférant garder leur pouvoir et nous manipuler comme leurs engins.
La rage car on croit aux anges et qu'on a choisit de marcher avec eux
La rage parce que mes propos dérangent
Aux quatre coins du globe, la rage du peuple en ébullition
La rage, ouais la rage ou l'essence de la révolution !
Refrain (X2) :
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, on pourra plus s'taire ni s'asseoir dorénavant on s'tiendra prêt parce qu'on a la rage, le coeur et la foi !
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, rien ne pourra plus nous arrêter, insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté !
Anticapitalistes, alter-mondialistes, ou toi qui cherche la vérité sur ce monde, la résistance de demain (...in cha allah...) à la fin est une révolution.
Mondiale et spirituelle, la rage du peuple, la rabbia del pueblo, parce qu'on a la rage, celle qui fera trembler tes normes. (...Parce qu'on a la rage...)
La rage a pris la populasse et la rage est énorme...
Agacement de l'UE après la visite de Cécilia Sarkozy en Libye (Reuters)
L'Union européenne n'avait pas été informée à l'avance de la visite jeudi en Libye de l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui a rencontré les cinq infirmières bulgares condamnées à mort pour avoir inoculé à des centaines d'enfants le virus du sida, apprend-on de source européenne à Bruxelles.
Parlant sous couvert de l'anonymat, des responsables européens n'ont pas caché leur agacement face à ce que certains considèrent comme une tentative du vibrionnant président français de tirer la couverture à lui, à la dernière minute, dans l'éventualité d'un règlement de cette
crise à laquelle l'UE travaille depuis des années.
"Nous avons seulement appris cette visite de Cécilia Sarkozy en recevant un appel téléphonique de Libye disant qu'elle était sur place", a-t-on précisé de source européenne, en rappelant que la Grande-Bretagne avait été, elle, largement associée aux longues discussions sur ce dossier.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est rendue deux fois en Libye pour rencontrer les infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés, offrir à Tripoli une aide dans le domaine médical et s'entretenir avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Ce n'est pas la première fois que le nouveau président français, élu il y a deux mois, fait cavalier seul sans informer ses partenaires européens de ses initiatives diplomatiques.
Le mois dernier, il a ainsi proposé unilatéralement lors du sommet du G8 en Allemagne un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu.
Le Film "Punk Attitude" Un documentaire en DVD signé du Britannique Don Letts, proche de Clash, porte haut le message du punk.
Ce film documentaire dédié à Joe Strummer (Clash) et signé Don Letts, un acteur majeur du mouvement punk londonien déjà auteur du remarquable rockumentaire sur Clash (« Westway to the world »), est le pendant visuel et le compagnon de route idéal de l’ouvrage «Please Kill Me ».
Comme le livre, le film retrace l’histoire du punk au travers de dizaines d'entretiens, mais il offre davantage de témoignages britanniques et s’attache en plus à explorer d’une part les racines du mouvement qu’il fait remonter à Chuck Berry et Jerry Lee Lewis, et d’autre part à montrer son héritage, de Fugazi à Sonic Youth et Nirvana.
Outre les nombreux documents d’archives et d’extraits de concerts, on y croise donc une brassée impressionnante de survivants de l’époque des deux côtés de l'Atlantique, des New York Dolls (David Johansen, Sylvain Sylvain et Arthur Kane) à Clash (Mick Jones et Paul Simonon), et de Siouxie à Wayne Kramer (MC5), Glen Matlock (Sex Pistols) et Tommy Ramone (Ramones).
Mais aussi des observateurs privilégiés tels le patron du célèbre club new yorkais CBGB’s, le cinéaste Jim Jarmush et les photographes Bob Gruen et Roberta Bailey, ainsi que des figures du punk américain comme le truculent Henry Rollins (Black Flag), Jello Biaffra (Dead Kennedys) et Thurston Moore (Sonic Youth).
A nouveau aux premières loges, on y voit là aussi comment le mouvement punk britannique et né en écho à ce qui se passait à New York et sur quel terreau socio-économique déliquescent – chômage titanesque, grèves en série, désespérance et exaspération de la jeunesse – il a prospéré. Puis comment les Américains, dans les années Reagan, se sont à nouveau réappropriés cette rébellion via ce qu’il est convenu d’appeler le «hardcore punk», puis le grunge dont Nirvana aura été l’ultime brasier.
Comment le punk a libéré les énergies.
Au-delà de la musique, ce que ce film tient particulièrement à mettre en relief c’est à quel point ce mouvement, pour peu qu’on mette deux minutes de côté ses aspects superficiels et
« mode », aura été libérateur pour la société tout entière.
Le message sous-jacent du long-métrage c'est que le punk-rock a inspiré toute une génération à décider pour elle-même de son avenir sans plus se soucier des conventions. Terriblement décomplexant, il a surtout permis à tout un chacun d’avoir le courage de s’exprimer, de s’impliquer quels que soient ses moyens et son niveau de compétence : il s’agissait avant tout de participer, d’empoigner les guitares et les micros sans même savoir chanter ni jouer. Une mentalité qui a eu un impact considérable sur tous les champs artistiques.
«On évoque toujours les mauvaises choses à propos du punk», déplore Don Letts. «On parle d’épingles à nourrice, de coiffures en crêtes, de nihilisme, là où on devrait parler de liberté et de responsabilisation individuelle. A l’époque, si tu avais une idée et suffisamment de courage, tout était possible. Le punk m’a appris à être moi-même, à être réalisateur : ce n’était pas que de la musique.»
«Le punk a prouvé aux gens, et c’est maintenant ancré en eux, que ce qu’ils croyaient impossible ne l’était pas», témoigne en écho Marco Pirroni d’Adam & The Ants.
Le point de vue précieux d'Henry Rollins.
Ce n’est pas l’érudit punk en chef Henry Rollins qui dira le contraire. Dans le foisonnement d’interventions, ce sont les siennes qu’on retiendra en priorité tant elles frappent l’imagination. Le sens du récit et de la formule du leader de Black Flag, alliés à sa passion et à son humour font mouche à tous les coups.
Il faut l’entendre résumer en trente secondes l’éternel cycle culture/contre-culture, croquer avec une tendresse féroce le jeune public mal dégrossi du hardcore américain, ou parler du choc indélébile qu’à constitué pour lui le premier concert de Clash à Washington DC en 1979 :
«Ils faisaient exploser chaque chanson comme s’il n’y avait pas de lendemain. La musique les consumait comme du napalm. Ils ne jouaient pas, ils mastiquaient, ils éviscéraient la musique. On est ressorti en état de choc. Les Ramones étaient bons mais ils étaient les Beach Boys comparé à ça. Clash c’était des jeunes en colère, avec un message politique.»
Ce film rappelle aussi l’importance du reggae pour le mouvement punk britannique, dont il constituait la bande sonore privilégiée. Normal quand on sait que l’auteur du film, Don Letts, était le dj du Roxy club de Londres où toute la scène se retrouvait en 1977, et que sa collection de disques était essentiellement constituée de vinyles reggae et ska. «J’ai appris à jouer en reproduisant des albums de reggae », raconte Paul Simonon de Clash, l’un des groupes qui a le plus aidé à populariser le reggae outre-Manche, notamment en reprenant « Police and thieves » de Junior Murvin sur son premier album.
Enfin, ce document met en lumière deux détails souvent passés sous silence: comment les Américains ont inventé le punk puis l’ont tué en important avec eux le fléau de l’héroïne à Londres ( voir l’épisode pathétique Sid Vicious) et à quel point le mouvement aura été éphémère.
«Le temps que ça démarre vraiment pour tout le monde, ça virait déjà au cliché», se souvient Howard Devoto (Buzzcocks et Magazine). « Le Roxy (le club londonien au cœur du mouvement NDLR) a duré 100 jours », précise Mick Jones (Clash). De toutes façons, « le punk était voué à une vie très courte », analyse Chrissie Hynde (Pretenders), « parce que la beauté du punk c’était que personne ne savait vraiment jouer. Or forcément, si tu décides de rester musicien, tu te perfectionnes. »
Au final, ce qui frappe au fil de ces interviews, c’est combien les anciens acteurs du mouvement, s’ils se sont assagis en apparence, ont gardé intactes 30 ans plus tard la flamme et la foi pour la «punk attitude» et la révolution dont elle était porteuse.
«Avec ce film, je voulais juste rappeler aux gens que le punk est une contre-culture. Face au conformisme ambiant, on aurait bien besoin qu’il revienne avec ses idées radicales», conclut Don Letts.
«Punk Attitude » de Don Letts (DVD + Bonus, Studio Canal)
Les professionnels de l’enfance cités dans l’article sont des personnes qui travaillent aux côtés de ces ados et par leurs expériences sont plus aptes à les comprendre et savent qu’un ado n’est absolument pas un adulte. Un jeune de 16 ans ne raisonne pas comme un mec de 30 ans.
A 18 ans nous sommes majeurs mais sommes-nous pour autant des adultes ? Non.
Cet article explique bien qu’il y a d’autres solutions que le milieu carcéral et qu’elles ont déjà montré leurs efficacités.
Les personnes qui sont contre cette loi pensent aussi aux victimes. Il faudrait être inhumain pour les ignorer. En revanche laisser ces jeunes partir à la dérive est-ce humain ?
Les plus gros dealers sont tous de gros pourris et ça fait des années qui n’ont plus 16ans.
D’ailleurs en parlant de victimes, mon métier me permet de voir beaucoup d’adultes de 25 et bien plus (même des retraités) avoir un comportement complétement irresponsables qui peuvent entraîner des blessures très graves voir mortelles.
La scolarité est obligatoire jusqu’à 16ans alors comment se fait-il que des gamins de 14ans ne sont plus scolarisés et peuvent traîner dans les rues ?
Que deviennent les dossiers scolaires de ces jeunes ? Il y a vraiment un manque de suivi ou estime t’on que le cas des ces jeunes ne méritent pas d’être étudié ?
Beaucoup de mères élèvent seules leurs enfants (5 à 6 gosses) le père a quitté la famille ou est décédé.
Pourquoi ces mères ne sont pas aidées quant elles n’ont plus d’autorité sur le ou les plus âgés ?
Ce n’est pas à un môme de 10/12ans de s’occuper des plus petits, ensuite on lui reproche de ne pas suivre en classe, de n’avoir pas fait ses devoirs, il ne peut pas être partout, et il y a beaucoup de gamins (filles /garçons) dans cette situation.
Pourquoi y a t’il si peu d’éducateurs/éducatrices ? (pourtant il y a des éducateurs qui sont aux chômage)
Pourquoi les subventions ont-elles diminué voir supprimé pour beaucoup d’associations qui aident ces jeunes ?
Pourquoi la police de proximité a t-elle été retirée ? (dans certains quartiers la police de proximité avait réussi à remettre un climat de confiance avec les jeunes)
Pourquoi les jeunes doivent subir des contrôles d’identité à répétition dans la même journée et par les mêmes flics ?
Vivre dans la précarité ça n’aide pas ! Combien d’ados vont passer leurs vacances encore dans leur cité ?
Professionnels de l’enfance, magistrats, avocats, pédopsychiatres, éducateurs, enseignants..., ils contestent le projet de loi qui conduit, en cas de récidive, à faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des majeurs. Et lancent un appel, "Les adolescents ne sont pas des adultes", que vous pouvez, vous aussi, signer en ligne.
Un des premiers projets de loi du gouvernement Fillon, présenté à l’Assemblée nationale dès le mois de juillet, conduit, en cas de récidive, à faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des majeurs. En clair, les adolescents concernés seront traités comme des adultes.
Des professionnels de l’enfance, magistrats, avocats, pédopsychiatres, éducateurs, enseignants, spécialistes de la jeunesse lancent un appel pour que soit conduite une évaluation des politiques publiques, en concertation avec tous les acteurs concernés, et que soient attribués des moyens sérieux aux politiques qui permettent l’éducation des adolescents.
"L’adolescence est l’âge de tous les possibles. C’est aussi l’âge de tous les défis, des prises de risques, de l’entraînement réciproque. Le nombre des suicides, d’accidents de la circulation, de violences subies, et la surconsommation d’alcool ou de drogues sont les signes de la fragilité de cet âge. Une petite minorité s’engage dans la délinquance, parfois avec violence.
Devons nous traiter ces adolescents délinquants comme des adultes, alors qu’aucun débat n’a eu lieu sur l’age de la majorité, et vouloir les envoyer, plus nombreux encore, en prison ?
Cela peut être l’effet du projet de loi présenté par le gouvernement, qui entend faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des adultes, et durcir les peines de prison, en cas de récidive.
En l’état du texte, par exemple, un vol de portable, commis après deux précédents vols, pourra conduire, sauf exception, un adolescent de 16 ans pendant deux ans en prison, peine plancher minimum. Il en résultera une augmentation importante du nombre d’adolescents détenus.
Aujourd’hui, en France, 15 millions de jeunes poursuivent des études au delà de 20 ans, vivent en couple à 25 ans, ont un premier enfant à 30 ans. La prolongation des études et aussi l’accès difficile à un premier emploi, retardent, pour tous les jeunes, l’entrée dans la vie adulte.
Sur ces 15 millions de jeunes, 15 000 d’entre eux âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. La plupart de ces adolescents sont déscolarisés depuis l’age de 14 ans, sans qualification ; ils ne parviennent pas à accéder à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions.
Ce sont ces adolescents qui, seuls, seraient traités comme des adultes ? Ce sont ces adolescents pour lesquels la France abandonnerait tout effort d’éducation ?
Trois mille trois cent cinquante d’entre eux ont été en prison en 2006.
Faire de l’enfermement la seule réponse « automatique » à la délinquance des mineurs est une impasse ; dangereuse pour les adolescents, à cet age de la vie, et inefficace pour la société quand nous connaissons l’importance de la récidive à la sortie de prison.
D’autres sanctions existent, qui fixent des limites, réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ.
Nous devons aussi oser nous engager dans la réussite des programmes éducatifs, des internats éducatifs qui structurent ces adolescents, des classes relais, des centres de jour, des maisons des adolescents, qui les inscrivent dans un projet.
Leur efficacité est démontrée. Elle serait encore plus forte si elle était appuyée par des budgets à la hauteur de ces enjeux.
A l’heure de l’ouverture politique et de la modernisation proclamée, nous demandons un moratoire sur le texte en projet, l’ouverture d’un « Grenelle de l’adolescence » pour mener un débat serein sur la délinquance des adolescents, une évaluation des politiques publiques et des réformes législatives successives, pour dégager un consensus sur l’insertion de tous les jeunes.
Conscients de notre responsabilité d’adultes, nous souhaitons que l’adolescence fasse l’objet d’une politique audacieuse de la jeunesse, à la mesure des espoirs et des fragilités dont est porteuse cette période de la vie."
La réponse adressé à nouvelobs.com par la Garde des Sceaux Rachida Dati[www]
Les premiers signataires :
Pierre-Jean Andrieu, professeur des universités, ex délégué à l’insertion des jeunes
Anne Françoise Astruc, magistrate
Francis Bailleau, sociologue, directeur de recherche au CNRS,
Thierry Baranger, magistrat, ancien président de l’AFMJF, association française des magistrats de la jeunesse
Alain Blanc, magistrat,
Dominique Blanc, magistrat,
Alain Blanchet, professeur des universités,
Jean-Michel Bloch-Lainé, président de L'UNIOPSS
Laurent Bonelli, chercheur enseignant (Université Paris X),
Joelle Bordet, psychosociologue
Delphine Bourgoin, juge des enfants
Claire Brisset, ancienne défenseure des enfants,
Alain Bruel, magistrat honoraire, ancien président du tribunal pour enfants de Paris (AFMJF),
Pascale Bruston, magistrate
Mylène Carnevali, avocate,
Nicole Catheline, pédopsychiatre, praticien hospitalier, responsable d’unité de soins de jour pour collégiens et lycéens (Poitiers),
Philippe Chaillou, magistrat, président de chambre des mineurs,
Christian Charrière-Bournazel, avocat
Jean-Pierre Chartier, psychanalyste, directeur de l’école des psychologues praticiens
Dominique Charvet, ancien directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, ancien président de la commission jeunes et politiques publiques au Plan
Christian Chasseriaud, président de l’association française des organismes de formation et de recherche en travail social (AFORTS),
Monique Chemillier Gendreau, professeur émérite à l'Université ParisVII Denis Diderot,
Yvonne Coinçon, présidente de l'association nationale des psychiatres du secteur infanto - juvénile ( API)
François Colcombet, ancien président de la MILDT, ancien directeur de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse
Henri Colombani, militant associatif
Nicole Combrexelle, présidente du tribunal pour enfants de Versailles,
Jacqueline Costa Lascoux, directrice de recherche au CNRS,
Martine De Maximy, présidente du tribunal pour enfants de Nanterre (AFMJF),
Jean-Pierre Deschamps, magistrat,
Jacques Donzelot, sociologue,
François Dubet, sociologue,
Jean-Pierre Dubois, président de la ligue des droits de l'homme
Jean-Michel Ducomte, président de la ligue de l’enseignement,
Muriel Eglin, magistrate, ancienne conseillère du Défenseur des enfants (AFMJF),
Corinne Ehrenberg, psychanalyste, directrice de l’Usis,
Alain Ehrenberg, sociologue, directeur de recherche (CNRS),
Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste,
Myriam Ezraty Bader, magistrate honoraire, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse,
Jean-Marie Fayol Noireterre, magistrat honoraire,
Lef Forster, avocat,
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature (SM),
Antoine Garapon, ancien juge des enfants,
Michel Grappe, pédopsychiatre,
Olivier Guérin, avocat général cour de cassation,
Armelle Guiraud, juge des enfants
Faride Hamana, président de la FCPE
Hervé Hamon, magistrat, président du tribunal pour enfants de Paris (AFMJF),
Bernard Heckel, président du comité national de liaison des associations de prévention spécialisée ( CNLAPS)
Jacques Hederer, conseiller à la cour de cassation,
Serge Hefez, psychiatre des hôpitaux, service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (Hôpital Salpêtrière),
Stéphane Hessel, ambassadeur de France,
Patrice Huerre, pédopsychiatre
Maria Inès, co-secrétaire nationale du SNPESPJJFESU,
Alain Jakubowicz, avocat
Anousheh Karvar, secrétaire nationale, CFDT,
Roland Kessous, magistrat honoraire,
Georges Kiejman , avocat
Michel Kokoreff, sociologue, président du club de prévention spécialisée l' ACASA
Laurence Lacour, psychanalyste,
Hugues Lagrange, sociologue (CNRS SciencePolitique),
Bernard Lamoulie, pédopsychiatre
Christine Lazerge, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne,
Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre,
Marie-Ange Leprince , présidente du tribunal pour enfants de Créteil
Nadine Lyon Caen, administrateur ad hoc, ancienne secrétaire générale de la fédération, française des assesseurs de tribunaux pour enfants,
Nicole Maestracci, magistrate, présidente de la FNARS, fédération nationale des associations d' accueil et de réinsertion sociale
Eric Malapert, psychiatre des hôpitaux,
Daniel Marcelli, professeur de pédopsychiatrie, chef de pôle et responsable d’unités pour adolescents (Poitiers),
Michel Marcus, magistrat, expert sécurité urbaine
Philippe Meirieu, professeur des universités,
Alain Molla, avocat,
Odile Mondineu, magistrate, présidente de cour d’assises,
Denis Moreau, magistrat,
Edgar Morin, sociologue,
Marie- Rose Moro, professeur de psychiatrie de l' enfant
Véronique Nahoum Grappe, anthropologue,
Aldo Naouri, pédiatre
Agnès Naton, secrétaire confédérale CGT,
Françoise Neymarc, présidente du tribunal pour enfants de Lyon (AFMJF),
Gilda Nicolau, professeur de droit (Université Paris VII Denis Diderot),
Laurent Ott, philosophe, formateur en sciences sociales,
Georges Papnicolau, pédopsychiatre, directeur de la clinique Dupré
Catherine Paulet, psychiatre,
Sylvie Perdriolle, magistrate, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse,
Marie-Françoise Petit, présidente honoraire du TGI de Nanterre,
Eric Pliez, directeur général de l' association Aurore
Anne Puig Courage, présidente du tribunal pour enfants de Melun
Géraldine Rigollot, magistrate
Chantal Rodier, juge des enfants
Joël Roman, philosophe, collaborateur de la revue Esprit,
Claude Roméo, directeur de l’enfance et de la famille (Seine St Denis), initiateur de l’appel des 100 pour le renouveau de la protection de l’enfance,
Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny, président DEI France,
Madeleine Sabatini, ancienne première présidente, ex présidente du tribunal pour enfants de Paris,
Denis Salas, magistrat, ancien juge des enfants,
Jean Louis Saradet, pédopsychiatre,
Anne-Sylvie Soudoplatoff, présidente du tribunal pour enfants de Pontoise,
Catherine Sultan, magistrate, présidente de l’association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF),
Philippe Texier, conseiller à la cour de cassation, président du comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU,
Michel Thery, ex délégué à l’insertion des jeunes,
Irène Théry, sociologue,
Pierre Tournier, Club social démocrate « dès maintenant en Europe »,
Michel Tubiana, président honoraire de la ligue des droits de l'homme
Anne Tursz, pédiatre, épidémiologiste, présidente du comité interministériel violence et santé,
Anne Valentini, juge des enfants
Alain Vogelweith, magistrat,
Pierre Faraggi, président du syndicat des psychiatres des hopitaux,
Patrick Bediat, directeur de l' association APCARS,
Michael Janas, président de l' association nationale des juges de l' application des peines,
Lionel Escoffier, président de la FNUJA ( union des jeunes avocats )
Gilles Pierre, directeur de l' association le Pont,
Marie Christine George, magistrate,
Mondane Colcombet, magistrate,
Ankhera Kali, magistrate,
Karinne Gonet, magistrate,
Sabine Raczy, juge des enfants,
Didier Terrier, délégué régional de la LDH Aquitaine,
Béatrice Brenière, assistante sociale,
Hélène Chappey Raulet, chargé de mission FNARS,
Luc Hanin, éducateur spécialisé,
Frédéric Jésu, vice président de la section française de Défense des Enfants International,
Céline Braillon, présidente de l' association pour la démocratie et l' éducation locale et sociale ( ADELS)
Tentants, sexy ,ravissants, effrayants ou dégoûtants, les avis sur le tatouage et le piercing sont partagés. Il faut dire que ces pratiques ne sont pas anodines:
Il s'agit de marquer son corps.
Dans le cas du piercing, le trou peut se reboucher si on renonce au body-art (art corporel en anglais),mais le tatouage nécessite une intervention chirurgicale pour être ôté (laser et c’est très douloureux).
Dessiner sur son corps , l'orner ou le sculpter, c'est utiliser sa chair comme moyen d'expression....
Discrètes, certaines dévoilent parfois un petit piercing doré sur le nombril ou un papillon sur l'épaule. Rebelles, d'autres exhibent un anneau dans le nez, huit dans l'oreille et trois dans la lèvre, sans compter ceux qu'elles ne peuvent pas montrer...!
Ce qu'il faut savoir:
Les marquages corporels sont des véritables interventions chirurgicales, effectuées généralement sans anesthésie, qui doivent être menées par un professionnel. Elles nécessitent une hygiène adéquate: stérilisation, gants, désinfection de la peau, aiguille individuelle jetable...
Après le piercing, les soins rigoureux et réguliers sont nécessaires pour que la cicatrisation se fasse correctement(crème antibiotique conseillée).Les temps de cicatrisation vont de quelques semaines à plusieurs mois, selon les parties du corps percées.
Pour les mineurs, tatouage et piercing nécessitent une autorisation écrite des parents. Les majeurs devront "juste" signer un formulaire qui décharge le perceur(ou le tatoueur)en cas de problème:surinfection, perte de connaissance, rejet, allergie...
Piercing attention ...
...Aux infections, aux contaminations ( hépatite B ou C , VIH ) aux hémorragies, aux phénomènes de rejet (gonflement douloureuse , surinfections et boursouflures ) à l'obstruction des voies respiratoires (dues au port de bijoux de langue) aux allergies ...
(Sauf quand l'ami en question coupe ses ailes lorsque "son ami" a le plus besoin de lui !!!) Je pense à un mec sur GA qui a dû s'apercevoir qu'il s'était bien trompé sur "ses amis"
Le groupe Green Day, formé par Billie Joe Armstrong (chant et guitare), Mike Dirnt (basse) et Tre Cool (batterie) naît en 1989 à Berkeley aux Etat-Unis.
En 1992, le groupe déjanté sort l'album « Kerplunk » qui connaît un joli succès. Les trois accolytes commencent alors à intéresser les grandes maisons de disques. C'est finalement chez le label « Reprise » qu'ils signent leur premier contrat.
En 1994, Green Day sort l'opus intitulé « Dookie ». Cet album est un vrai succès et le premier titre, « Long View », est sur toutes les lèvres. Le single « Basket case » asseoit la notoriété du trio explosif en restant cinq semaines d'affilés en première position des charts rock américain.
La consécration tant attendue intervient lorsque le groupe reçoit le «Grammy Awards» pour le Best Alternative Music Performance. Le groupe est alors à l'apogée de son succès. Plus rien ne leur
résiste !
En 1995, leur nouvel album « Insomniac » grimpe ainsi à la première place des charts rock avec le morceau "J.A.R".
En 1997, après une pause d'une année, le groupe sort l'album « Nimrod » qui connaît un succès fulgurant ! L'album se classe parmi les dix meilleurs au Billboard Charts. Leur second single "Time Of Your Life" devient une référence dans le monde du rock.
En 2000, Green Day part en tournée sur le « Vans Warped Tour ». C'est l'occasion pour eux d'offrir à leurs fans leurs plus belles prestations en live. A la fin de cette même année, le groupe sort l'album «Warning» dont le premier single, « Minority » parvient (enfin !) à occuper la 1ère place des Billboard's Modern Rock chart.
Le 21 septembre 2004 sort le dernier album très politiquement incorrect du groupe : « American Idiot ». Cet opus contient déjà plusieurs hits : « boulevard of broken dreams », « holiday » ou encore « wake me up when septembers ends ». Le succès est immédiat ! Pour preuve, l'album se vend à 4 millions d'exemplaires aux Etats-Unis.
Cet album signe l'engagement contre le gouvernement de G.Bush et remporte un énorme succès partout dans le monde à tel point que le dernier concert du groupe à Paris, en janvier 2005, s'est tenu à guichets fermés.
Lors des MTV Europe Awards 2005 qui se sont tenu à Lisbonne, le groupe Green Day, nommé pour la catégorie « meilleur groupe rock », a obtenu le titre du meilleur disque.